« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Solidarité avec les travailleurs en lutte pour leurs intérêts matériels et moraux

 

Solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme

 

Le RASSEMBLEUR

 

Pour un syndicalisme

de classe et de masse

 

 

 

Revue trimestrielle de CONTINUER LA CGT

 

N° 3 MAI 2007

 

Directeur de publication : Jean GUILLIÈRE

Site Internet : http:/assoc.wanadoo.fr/continuer.la.cgt

Courriel : continuer.la.cgt@wanadoo.fr

 

 

Sommaire

 

Éditorial

Le projet de Sécurité Sociale Professionnelle : mobilisation contre !

Elections : avant comme après, lutter pour se défendre !

La justice de classe : en faveur des patrons et contre les travailleurs !

Echos des luttes 

Appel au Forum du 26 mai 2007

 

 

APPEL aux salariés en lutte du secteur privé et du secteur public :

Contribuez à la revue en envoyant vos messages d’infos et d’analyses, vos propositions

 

 

Soutenez la revue : Abonnement 5

ÉDITORIAL

La situation internationale

 

En ce 1er mai 2007, la réalité du monde des travailleurs et des peuples est encore marquée par les guerres impérialistes et leurs cortèges de morts, de misère et de drames : agression, invasion et conquête coloniale de l’Irak, invasion et agression du peuple libanais, poursuite de l’occupation et de l’oppression du peuple palestinien, et toutes les guerres dites de « basse intensité » contre les peuples menées par les impérialismes états-unien, britannique et européen sur tous les continents. Des moyens militaires inégalés sont utilisés contre des enfants, des femmes et des hommes, pour la plupart civils sans défense ni protection. Au mépris des Conventions internationales, des bombes sont lancées depuis de hautes altitudes sur des villes, villages, hôpitaux, pour tuer aveuglément des familles entières. Comme en Afghanistan, certaines de ces armes d’extermination massive sont encore à l’état d’expérimentation, aux conséquences humaines et écologiques non encore connues, si ce n’est que ces dirigeants savent, par avance, qu’ils provoqueront un nombre élevé de victimes parmi la population civile. C’est du terrorisme d’Etat ! Les dirigeants impérialistes états-uniens ont été les seuls dans le monde et dans l’histoire à avoir utilisé l’arme nucléaire contre les peuples ! Ces dirigeants ont foulé à leurs pieds l’aspiration majoritaire des peuples du monde, y compris de leurs concitoyens, contre la guerre et pour la résolution pacifique des différents internationaux. Ils agissent en violation flagrante des acquis juridiques internationaux consécutifs à la victoire contre le nazisme, dont l’Institution des Nations Unies, l’ONU, qui, au lieu de sauvegarder la paix, est devenue pour ces dirigeants une « société civile internationale » qui autorise les guerres et organise le marché juteux de la « reconstruction » ! Ainsi, et en partie en raison de la défaite du camp socialiste, les guerres contre les peuples se sont multipliées ! La guerre et encore la guerre : voilà la seule solution que proposent ces Etats et gouvernements représentant les intérêts des multinationales de l’armement, de l’industrie pétrolière, des médias de masse menteurs (qui agissent comme des hooligans) pour résoudre la crise profonde que traverse le capitalisme. Il leur faut coloniser, conquérir des territoires et des marchés pour leurs intérêts étroits d’affairistes et de marchands de canons ! Il leur faut bombarder les populations pour sécuriser le pétrole et le mettre entre les mains sûres de leurs monopoles Exxon, Shell, BP, Total, … !

Nombre de régimes réactionnaires, notamment ceux d’Israël et ceux de la plupart des pays arabes collaborent activement, et plus ou moins discrètement, à ces agressions. Au-delà des nuances et divergences, la co-responsabilité dans ces crimes des dirigeants des pays capitalistes dans le monde est sans équivoque !

De leur côté, les syndicats de travailleurs n’ont pas pu ou pas voulu empêcher ces guerres : il y a là un signe du recul des forces du monde du travail. Il y a aussi le signe de l’offensive des forces réformistes qui prônent le consensus avec le patronat et de l’abandon de la culture de solidarité internationaliste et anti-impérialiste.

Devant cette grande puissance matérielle de l’impérialisme, les travailleurs ont une force encore plus puissante : celle de leur union dans l’action contre la guerre et l’injustice, celle du droit, celle de la solidarité et de l’amitié entre les peuples ! Cette force est celle de l’avenir !

La guerre conte les peuples et la guerre sociale contre les travailleurs : voilà ce qu’est l’Europe libérale proposée par la droite, rafistolée par la « gauche plurielle », rejetée massivement par les travailleurs. Elle n’est rien d’autre qu’un programme capitaliste comparable à celui mené aux Etats-Unis : Traités de Maastricht, d’Amsterdam et Pacte de stabilité sont des programmes de démantèlement des acquis sociaux (retraites, protection sociale, santé publique, éducation nationale, …), de régression des droits du travail et des syndicats, de recul des dépenses publiques, de privatisation des services publics bâtis depuis la Libération grâce à l’effort collectif, matériel et moral, de la classe ouvrière et de l’ensemble des salariés.

 

La situation économique et sociale en France.

 

Qu’ont donc apporté les gouvernements de CHIRAC (RAFFARIN, De VILLEPIN, SARKOZY) et le Parlement ?

Les activités gouvernementales et parlementaires ont été orientées de façon permanente vers la défense des intérêts privés. Les différentes lois de finances et décrets adoptés ont font foi :

Baisses successives des charges patronales sur les bas salaires (via les subventions publiques) : une vieille idée pour dire que le coût « élevé » du travail est source du chômage et que le noyau de celui-ci est le travail non qualifié.

Baisses successives de l’impôt sur le revenu (IR) : elles bénéficient beaucoup plus aux plus riches, et, surtout, en diminuant les recettes fiscales de l’Etat, cela permet au gouvernement de justifier la baisse des dépenses publiques. Pendant que le système fiscal reste marqué par le poids élevé des impôts indirects (TVA notamment) et cotisations sociales, supporté, pour l’essentiel, par les salariés lesquels constituent la majorité des consommateurs.

Avantages fiscaux pour les placements financiers des épargnants les plus riches (une minorité dans la population qui déclare plus de 421 150 euros ou 230 000 francs par mois) : relèvement de l’abattement sur les revenus immobiliers (dividendes d’actions et des parts sociales), augmentation du seuil de cession des valeurs mobilières pour l’exonération des plus-values, relèvement du plafond de versement en numéraire du PEA (Plan d’Epargne en Actions), majoration du taux de déduction forfaitaire pour les propriétaires des logement anciens (dispositif BESSON), relèvement de l’abattement sur les droits de mutation à titre gratuit (en cas de donation aux petits enfants), augmentation substantielle des salaires des ministres, ….

 

En même temps, les mesures agressives contre les travailleurs ont redoublé d’intensité :

Suppression de l’obligation réglementaire d’augmentation automatique du SMIC en fonction de l’évolution du taux du salaire horaire (disposition en vigueur depuis 1968). (entre 3 et 3,5 millions de salariés reçoivent un salaire inférieur au SMIC et une bonne partie des emplois créés sont des emplois de salaire inférieur ou proches du SMIC).

Facilités de licenciements : les entreprises ne sont plus soumises à l’obligation de négocier des accords de réduction du temps de travail avant tout licenciement, ni d’informer les comités d’entreprises (CE) des décisions ayant des conséquences sur l’emploi. Les CE ne disposent même plus du droit d’opposition aux plans de suppression d’emploi et donc de suspension des mesures pendant la médiation. De même que sont annulées les prérogatives de l’Inspection du travail en matière d’amendement des plans de licenciement.

Démantèlement du régime par répartition des retraites et mise en place progressive de régimes par capitalisation (cf. loi FILLON sur les retraites et loi FABIUS sur l’épargne salariale).

Baisse de l’indemnité de précarité due aux salariés précaires (en CDD ou fin de mission d’Intérim).

Baisse des indemnisations des privés d’emploi.

Hausse des cotisations des salariés (accord signé par les syndicats).

Augmentation du contingent annuel des heures supplémentaires autorisé (dans le cadre des 35 heures) : de 130 à 180, soit 4 heures de travail en plus par semaine en moyenne.

Baisse de la rémunération de l’épargne populaire (livret A et livret d’épargne populaire LEP).

Renforcement de l’arsenal répressif et raciste, dirigé en priorité contre les travailleurs immigrés, les jeunes et les syndicalistes.

Face à cette véritable dictature de la bourgeoisie, les travailleurs ne peuvent que redoubler de vigilance et de mobilisation pour se donner les instruments adéquats leur permettant d’affronter l’ennemi de classe et défendre leurs intérêts matériels et moraux.

Or, que se passe-t-il du côté des directions syndicales, et notamment de la CGT dont la contribution aux conquêtes sociales est encore présente dans les mémoires ouvrières ? Les derniers Congrès de la CGT (notamment le 48ème de Lille, avril 2006) ont confirmé l’orientation réformiste de la direction syndicale laquelle s’aligne de plus en plus sur la CFDT. La presse bourgeoise ne s’y trompe pas : elle présente cette direction (Bernard THIBAULT et Jean-Christophe Le DUIGOU) comme sympathique, courageuse et « moderne » !

L’accompagnement syndical équivaut à la collaboration de classe : il favorise la mondialisation capitaliste et freine le développement des luttes et la solidarité des travailleurs, nationalement et internationalement.

L’action syndicale des travailleurs, pour être efficace, doit analyser de façon approfondie la société capitaliste : celle-ci est structurée en classes aux intérêts antagoniques ; elle ne peut répondre à la fois aux intérêts des capitalistes et aux intérêts des travailleurs ; elle est incapable de répondre aux besoins de la majorité de la société. Son aménagement, parce qu’il ne modifie pas sa structure (et notamment l’appropriation privée des moyens de production et d’échange), ne peut empêcher que ces graves atteintes aux droits matériels et moraux de la classe ouvrière et des couches populaires ne perdurent. Pour redonner confiance aux travailleurs dans la lutte contre le Capital, il est vital pour ceux-ci de renforcer la lutte syndicale et les syndicats sur une base de classe et de masse. Comme les NON au CPE, au référendum sur la Constitution européenne, à la privatisation d’EDF-GDF, à la casse des services publics, aux délocalisations, à la réforme des retraites, …, ces NON et tous les autres exprimés par les travailleurs en lutte contre la politique du gouvernement et des patrons, constituent des points d’appui pour l’élargissement du mouvement syndical et la construction d’actions unitaires. Les luttes des travailleurs de Alcatel (Lannion) qui manifestent contre la suppression de 1 500 emplois, des ouvriers de PSA (Aulnay) en grève pour une augmentation mensuelle de salaire de 300 €, des ouvriers de Renault (Le Mans) en grève contre la « flexibilité » redonnent confiance pour le combat syndical de masse et de classe !

A la cohérence de classe des projets patronaux, les travailleurs et les couches populaires ne peuvent améliorer leur situation que par une lutte de masse et de classe.

 

AVANT COMME APRES LES ELECTIONS : TOUS ENSEMBLES et EN MÊME TEMPS pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs !

 

 

Les militants de CL CGT éditent cette revue trimestrielle pour contribuer à populariser, soutenir et fédérer l’action des militants combatifs, quelque soit leur syndicat d’origine, pour faire renaître une centrale syndicale de classe agissant pour l’unité ouvrière de combat, loin des divisions syndicales (faussement pluralistes) et atermoiements réformistes et collaborationnistes.

Cette revue ambitionne de devenir un outil d’échange et d’aide au développement des luttes syndicales de masse et de classe, un outil d’information et d’analyse permettant à la classe ouvrière de penser et d’agir de façon indépendante par rapport au Patronat, son État et ses alliés sociaux-démocrates.

Le projet de Sécurité Sociale Professionnelle :

Un projet des forces du Capital contre les forces du Travail

 

Le MEDEF, le gouvernement et l’Etat (au service des monopoles) ne sont pas inconscients de la situation sociale des exploités : ils savent le caractère massif du chômage, la précarité et la pauvreté : environ 6 millions de salariés en chômage partiel ou total ! C’est autant de renfort pour les couches sociales considérées comme dangereuses pour les intérêts des capitalistes. Aussi tentent-ils de désamorcer les explosions sociales à coup de réformes et de rapports qu’ils déversent dans les médias contrôlés par eux-mêmes. Experts, économistes, sociologues, grassement payés par ceux-là mêmes qui sont responsables des dégâts, sont mobilisés pour travestir la réalité du monde du travail : rapport BOISSONNAT (rédacteur en chef du journal patronal l’Expansion) en 1995, « le travail dans 20 ans », rapport SUPIOT pour la Commission Européenne « Au-delà de l’emploi » en 1999, rapport VIRVILLE en 2004 pour suggérer de remplacer le CDI par un nouveau contrat de mission (sorte de super CDD de 3 à 5 ans), rapport de CAMDESSUS en 2004 pour proposer un contrat unique (c’est-à-dire contrat précaire pour tous), rapport CAHUC-KRAMARZ en 2004 « De la précarité à la mobilité, vers une SSP » pour demander un assouplissement des licenciements et la fumeuse idée de « garantir une trajectoire plutôt que la stabilité des emplois ». A quoi s’ajoutent les études du FMI, de l’OCDE et du MEDEF sur le désajustement offre-demande, la pénurie de main-d’œuvre, formes modernes du travail, ….

Tout cela a préparé le projet de « Sécurité Sociale Professionnelle » : une réforme qui ne dit pas autre chose que le chômage, la précarité, le temps partiel subi, sont … inévitables ! En cela, les forces syndicales réformistes et collaborationnistes (CES, CFDT, CGT) ont joué un rôle actif contre les intérêts des salariés. La direction CGT va jusqu’à revendiquer la paternité du projet !

J.C. Le DUIGOU (de la direction CGT), dans son livre « Demain, le changement » affirme : « les formes juridiques actuelles (Conventions Collectives et Droit du travail), comme les politiques publiques, ne garantissent ni l’accès à l’emploi, ni l’égalité entre les différentes catégories de travailleurs, ni les solidarités entre générations et territoires ». Il invoque la nécessaire « transformation positive du travail » et pense que « l’économie de marché comme incontournable », qu’il n’est « pas question d’ignorer la contrainte de la compétitivité des entreprises », ni d’ignorer la reconnaissance de la « nécessaire flexibilité du travail et la mobilité des salariés ».

 

Maryse DUMAS (de la direction CGT) a été aussi claire lors du Forum sur le Nouveau Statut du Travail Salarié (nouveau dada de la direction) : « Force est de constater que les conventions collectives peinent à répondre aux problèmes actuels de mobilité et de précarité ….. Une bonne partie d’entre-elles ne correspond plus à ce pour quoi elles existent …. ».

 

Les patrons doivent boire comme du petit lait ces paroles d’abdication. Car, en somme, on nous invite à s’incliner devant la mondialisation capitaliste et à accompagner le système social du capitalisme, pour se mettre à la remorque des théoriciens et praticiens du consensus, c’est-à-dire de l’abandon de la lutte et du recul social, derrière Paul BOCCARA, Philippe HERZOG (pour la version PCF et CGT), CHEREQUE, Edmond MAIRE, Nicole NOTAT, STRAUSS-KAHN, Ségolène ROYAL, Martine AUBRY (pour la version PS et CFDT), jusqu’à SARKOZY, De VILLEPIN et CHIRAC (pour la version libérale et MEDEF).

On parle de sécurité sociale professionnelle, Mais, de quoi s’agit-il ?

 

D’abord une volonté manifeste de tromper :

 

En reprenant le terme de sécurité sociale à laquelle sont fortement attachés les travailleurs, les promoteurs du projet veulent obtenir leur adhésion et en même temps cacher leur responsabilité dans la casse déjà bien entamée du régime de santé (médecine à plusieurs vitesses).

 

Ensuite, des mots et des promesses :

 

« Protéger le salarié » lors de la rupture de son intégration professionnelle (stages, long arrêt maladie, mutation, changement de fonction, …), et « en cas de perte d’emploi, maintenir les liens avec l’entreprise jusqu’au moment de retrouver un nouvel emploi » : en clair, on ne cherche déjà pas à combattre la privation d’emploi (le chômage).

« Tout au long de sa carrière, le salarié sera accompagné de toutes ses qualifications, compétences et formations » au moyen de « transférabilité ou de portabilité des droits » : en clair, transformer des droits sociaux collectifs consignés dans des accords et conventions en droits individuels nécessairement plus fragiles.

« Mise en place d’un système individualisé des salariés » : c’est le livret individuel !

« Un service public de type nouveau » facilitera l’accès à la formation, service dans lequel organisations syndicales et patronales seraient associées à la gestion de l’ensemble des outils de formation « de mobilité » et « d’intégration dans l’emploi » : encore une institution de la collaboration de classe et des prébendes pour l’aristocratie ouvrière !

« Construire une politique d’éradication des causes de vieillissement prématuré au travail, favoriser l’emploi des seniors » : allongement de la durée de vie au travail et de l’exploitation ou amélioration des conditions de travail ? Du déjà vu !

Regardons de plus près :

 

Ce projet renoue de fait avec le livret individuel dont l’abrogation a été une des premières revendications du mouvement ouvrier organisé. Ce livret individuel instaurerait une individualisation des parcours professionnels mais aussi des conditions de rémunération, de travail, de qualification. Ce projet accompagne et légitime la casse des statuts et contrats de travail, l’affaiblissement continu du Code du travail.

Un salarié licencié prétendument rattaché à son entreprise (jusqu’à un nouvel emploi) et rémunéré par la collectivité publique se traduira par :

- l’arrêt des luttes collectives contre les délocalisations et licenciements puisque la « solution sera individuelle »,

- l’effacement des statistiques de ce salarié des chiffres du chômage,

- une pression plus grande sur les salaires puisque les patrons choisiront sur livrets individuels les salariés les moins « coûteux » et à qualifications égales,

- une pression plus grande sur les grévistes, les militants syndicalistes, révolutionnaires, qui avec de telles mentions dans leurs livrets, risqueraient de ne plus retrouver du travail.

La concurrence des salariés serait accrue et constituerait la nouvelle base juridique, la division des travailleurs en de multiples contrats individuels d’emploi, inégaux et concurrentiels ne profiterait qu’à un Patronat qui prospère sur cette division. Pour les travailleurs immigrés, ils seront encore plus mal lotis, encore plus exploités, le chantage à l’expulsion plus amplifié et facilité.

Une individualisation des parcours professionnels transformerait l’organisation syndicale en « mutuelle », assurant un simple suivi du salarié. Dans cette optique, la lutte revendicative s’effacerait au profit de la vérification du simple « droit ».

Ce projet, favorable au Patronat, préconise l’association Capital/Travail et ouvre la voie à une cogestion dans les entreprises, cogestion dont l’expérience en Allemagne et ailleurs montre qu’elle n’est qu’un camouflage de la subordination du travail aux vues du Capital.

Le syndicalisme changerait profondément de nature. Cette forme d’organisation est née du besoin d’opposer au Patronat, une résistance collective de la classe ouvrière afin d’obtenir des droits égaux pour chacun de ses membres au-delà des différences de religion, de travail, de conviction, de nationalités ou « races » ce qui s’est traduit par de durs combats contre le Capital où beaucoup de travailleurs et syndicalistes ont laissé leur vie.

 

Les travailleurs ont de quoi être inquiets !

 

Il faut être aveugle pour ne pas voir la réalité du monde du travail : licenciements de masse, mise en concurrence des travailleurs, notamment via les travailleurs immigrés, les délocalisations, la multiplication des emplois précaires (40 % des emplois créés), la privatisation des services publics, la destruction du Code du travail, des statuts. C’est la concrétisation de la politique des multinationales : casser les acquis sociaux obtenus lors du Front populaire et des Résistances antifascistes.

 

Cette politique n’est pas neutre comme le prétendent les directions syndicales : c’est une politique de classe !  

 

Cette politique toute orientée vers la recherche du profit privé (parce que les monopoles de production et d’échange sont propriété privée et l’Etat est subordonné aux diktats des monopoles) ne peut prendre en charge la satisfaction des besoins des salariés et de leurs familles (soit la majorité de la population).

 

 

Les revendications ne peuvent être favorables aux travailleurs si elles cherchent une utopique convergence entre intérêts des patrons et intérêts des travailleurs comme en rêve J.C. Le DUIGOU (« articuler travail/salaire/emploi d’une manière nouvelle »).

 

Le capitalisme est indissociable de sa loi générale d’accumulation : son déploiement mène tout droit à la polarisation croissante de la société avec des riches toujours plus riches et à l’autre pôle la misère croissante des travailleurs, de leur oppression, des cadences de travail pour la classe ouvrière et les employés.

 

C’est le statut même du salarié qui est en jeu !

 

Le syndicalisme d’accompagnement a affaibli la CGT. Avec ce projet de Sécurité Sociale Professionnelle, c’est la destruction du syndicalisme qui est visée ! Quelle aubaine pour le MEDEF et tous les gouvernements antipopulaires !

 

Le « syndicalisme rassemblé » aboutirait à nier toute lutte collective nationale et internationale pour des revendications unifiantes et communes : retraites, horaires, évolution de carrière, Conventions Collectives et grilles salariales ne seraient plus la référence, tout serait affaire de contrat individuel !

 

Toute l’expérience de la lutte de classes en France et dans le monde, atteste que seules les luttes de masse, la vigilance de classe permettent d’obtenir des droits nouveaux et de consolider les acquis du monde ouvrier.

Quand les directions faillissent, la base doit prendre le relais pour reconstruire l’outil incontournable pour se défendre au quotidien : un syndicat de classe et de masse.

 

« Continuer la CGT » est pour une plateforme revendicative nationale, pour des luttes anticapitalistes, unitaires et globales

 

Interdiction des licenciements !

Halte aux fermetures, délocalisations,

Contre la Sécurité Sociale Professionnelle, la « flexisécurité » !

CDI pour tous !

SMIC à 1 500 euros net dans l’immédiat !

Rattrapage et amélioration du pouvoir d'achat des actifs, retraités, précaires et minima sociaux !

Abrogation de la loi FILLON sur les retraites, Contre les Fonds de pension !

Contre la déréglementation des droits du travail !

Abrogation des directives européennes !

35h sans réduction de salaire, avec embauches !

Halte aux privatisations, Nationalisations des monopoles !

Pour une politique de Plein Emploi !

 

SOLIDARITE avec les peuples en lutte contre l’impérialisme !

 

QU'EST-CE QUE « CONTINUER LA CGT » ?

« CONTINUER LA CGT » est une Association constituée à Paris le 24 juin 1995 (sous le nom de « Les Amis de CONTINUER LA CGT »), au cours d'une AG de 80 militants syndicalistes CGT et de militants de la FSU.

Son but : « Faire connaître et défendre les concepts et idéaux fondateurs de la Confédération Générale du Travail (CGT) au Congrès de Limoges en 1895, contribuer à l'initiation de son développement historique et son rôle dans la société ». Au 45è Congrès CGT (décembre 1995), la Direction Confédérale œuvra pour faire voter l'abandon des principes statutaires du syndicalisme de lutte de classe, le retrait d'affiliation à la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), et l’adhésion à la très réformiste (CES) Confédération Européenne des Syndicats. Depuis, nombreux sont les syndicalistes qui s'inquiètent de cette dérive dangereuse pour la défense des intérêts de la classe ouvrière. La contestation grandit contre la compromission avec la sociale démocratie et le Patronat.

Face à cette situation, « Les Amis de Continuer la CGT » ont décidé de poursuivre le combat, au sein comme en dehors de la CGT, en tant que courant révolutionnaire de lutte de classe de la CGT. « Continuer la CGT » n’est pas un syndicat mais se veut animatrice d'analyses, d'informations, de propositions aux syndicalistes pour une contribution à l'action de masse et de classe.

Unitaire, « Continuer la CGT » rejette les idées de pseudo indépendance syndicale réformiste de droite ou d'extrême gauche, et refuse la dissociation de l'économie et de la politique ou leur opposition. S'affirmant contre toute velléité scissionniste, « Continuer la CGT » ne s'en réserve pas moins (en fonction des circonstances) l'éventualité de structuration organique aux fins de regrouper les militants, les syndiqués et les salariés attachés au syndicalisme de lutte de classe et de masse et éviter l'isolement et la dispersion des militants démissionnaires ou exclus de la CGT actuelle.

ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Une campagne de mensonges et de duperie contre les travailleurs

 

Une campagne présidentielle qui a tourné à la démonstration de la puissance médiatique des forces du Capital : une puissance capable de fabriquer, de favoriser ou de défavoriser un candidat à coups de sondages (dont ceux que livrent l’Institut propriété de Mme PARISOT, Présidente du MEDEF) ; une puissance capable surtout de dissimuler la responsabilité des monopoles, du gouvernement et de l’Etat dans la casse sociale !

Ainsi en est-il de la médiatisation de SARKOZY pour l’imposer comme candidat de l’UMP ; de l’émergence quasi-spontanée de Ségolène ROYAL comme principal adversaire du premier ; de la montée soudaine de BAYROU ; sans oublier les Le PEN et De VILLIERS pour, avec la pression du « vote utile », limiter et tirer encore plus à droite les choix des électeurs.

Les travailleurs entendent des discours, à peine renouvelés, mais ils constatent surtout que les mêmes politiques sont mises en œuvre avec les mêmes effets ravageurs sur leurs conditions de vie et de travail, celles de leurs familles et enfants : chômage endémique, précarité et inégalités aggravées, pouvoir d’achat en baisse, droits sociaux réduits, services publics dégradés, racisme, …. La société capitaliste ne peut prendre en charge les intérêts et besoins des masses populaires car elle est toute orientée pour servir les possesseurs de moyens de production, les détenteurs de pouvoirs d’Etat, des médias. La démocratie sous le règne de la propriété privée des moyens de production ne peut être que tronquée. L’élection présidentielle n’est pas l’expression d’une volonté populaire : des pouvoirs démesurés (comme les mesures d’exception ou d’urgences pour « maintien de l’ordre public » toujours menacé par les « pauvres » et jamais par « les riches ») sont détenus par un seul homme au détriment des élus parlementaires ; de 30 à 40% des travailleurs sont privés du droit de vote parce qu’immigrés.

Ainsi, nous invite-t-on à un faux et ancien choix entre droite libérale et gauche sociale-libérale. Les travailleurs n’ont pas vécu autre chose avec JOSPIN, puis RAFFARIN et VILLEPIN et les Conseils d’Administration des entreprises du CAC 40 qui dirigent et gèrent l’essentiel des activités économiques : blocages des salaires, aides publiques au Patronat, licenciements massifs, privatisations des services et entreprises publiques, hausses des prix, restrictions des investissements publics. SARKOZY en bon libéral (« Travailler plus pour gagner plus ! »), ne cache plus son lepenisme (limitation du droit de grève, « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », …) ni son « bushisme » en politique internationale. Ségolène ROYAL, en sociale-libérale, sème des illusions (un énième contrat précaire pour les jeunes, « ordre juste » et « armée » pour régler les problèmes des jeunes, et fermeté impérialiste contre les peuples.

Ces deux candidats ont défendu le « OUI » au Traité Constitutionnel européen : ils ont été massivement désavoués par les travailleurs.

Les candidats BAYROU et Le PEN ont une fonction de bouclier du Capital contre une éventuelle défiance des forces populaires vis-à-vis du tandem SARKOZY-ROYAL. Sous l’apparence de personnalités différentes, les programmes sont ceux de l’UMP, du PS et du MEDEF.

Tous ces candidats sont des exécutants des ordres des monopoles ! Comme par le passé, les travailleurs n’ont aucun intérêt à leur donner leurs voix !

Face à ces candidats du Capital, les forces progressistes, en s’appuyant sur le NON populaire au référendum européen, ont agi dans des comités anti-libéraux et ont adopté une « Charte anti-libérale », base pour une candidature unique, dynamisante pour les luttes dans la construction d’une alternative au néo-libéralisme. Mais, chacun des candidats en lice (BUFFET, BESANCENOT, BOVE), comme les candidats SCHIVARDI et LAGUILLER, ont fait prévaloir la logique de leurs propres appareils de parti au détriment de la dynamique unitaire revendiquée et portée par la base. Bilan des courses : une multiplication de candidatures, avec une opposition toute verbale, qui ne fait qu’alimenter le « vote utile » pour Ségolène ROYAL et un vote inutile pour les travailleurs car impuissant contre la machine du Capital. De par leurs expériences, les travailleurs savent que le progrès social et politique ne peut être que le résultat de luttes unitaires, anti-capitalistes.

 

AVANT COMME APRES LES ELECTIONS : TOUS ENSEMBLES et EN MÊME TEMPS POUR UN FRONT POPULAIRE ANTI-CAPITALISTE

Pour un FORUM du SYNDICALISME de CLASSE et de MASSE

 

Des militants syndicalistes (organisés principalement au sein de la CGT et de la FSU) se sont réunis à Paris, le samedi 17 février 2007. Dans un esprit unitaire et résolument engagé dans la défense des intérêts matériels et moraux des salariés et des privés d’emploi, il a été débattu :

des attaques en cours et projets de casse des droits sociaux acquis des travailleurs de la part du syndicat des patrons et de l’État ;

des conséquences négatives du syndicalisme « rassemblé » d’accompagnement et de collaboration de classe ;

des actions unies à déployer, à partir de nos organisations de base respectives, pour redonner vie aux principes et méthodes d’action du syndicalisme de classe et de masse.

Les militants ont adopté un Appel et décidé de l’organisation d’un Forum autour des thèmes suivants :

La parole à celles et ceux qui luttent (travailleurs en lutte, syndicats, collectifs de militants …) ;

Contre le syndicalisme d’accompagnement et de collaboration de classe (dialogue social, sécurité sociale professionnelle, CES, CSI…) ;

Éléments de plate-forme revendicative pour le « Tous ensemble » ;

Comment lutter efficacement pour la défense des acquis et la conquête de nouveaux droits ?

Ce Forum se veut un échange d’expériences des luttes et une réflexion collective pour la construction d’outils et d’actions commune pour une défense ferme des acquis, de la dignité des travailleurs

Bienvenue au Forum !

Nous vous invitons donc à participer à ce

FORUM du SYNDICALISME de CLASSE et de MASSE

Le Samedi 26 mai 2007 de 9h30 à 18h

Au CICP

27 ter , rue VOLTAIRE – 75011 PARIS

Métro : Nation ou Boulets-Montreuil

 

 

Texte de l’Appel au Forum

 

Appel adopté lors d’une réunion des quatre collectifs syndicaux signataires, avec la participation de militants syndicalistes de la CGT, de la FSU et de la FSE.

• Continuer la CGT (CL-CGT) :

Tél. : 06 08 03 51 88. — Courriel : continuer.la.cgt@wanadoo.fr —

Site : http://assoc.wanadoo.fr/continuer.la.cgt/

Comité pour un Courant Intersyndical Lutte de classe Anti-bureaucratique (CILCA) :

Tél. : 06 66 25 16 65 — Courriel : courantintersyndical@free.fr — Site : http://courantintersyndical.free.fr

Collectif Unitaire pour un Front Syndical de Lutte de classe (CUFSC) :

Tél. : 02 37 36 44 61 — Courriel : collectif.syndical.classe@wanadoo.fr —

Site : http://collectif-syndical-classe.over-blog.com

Collectif Général des Travailleurs (CGT-E) Dalkia :

Tél. : 01 74 61 19 51 — Courriel : info@cgtedalkia.com --- Site : http://www.cgtedalkia.com

 

 

Les travailleurs salariés, qu’ils soient du public ou du privé, actifs, privés d’emploi, «précaires» ou retraités, subissent la plus grave offensive antisociale depuis la guerre. Profitant de la crise généralisée du mouvement ouvrier international et s’efforçant de surmonter leurs propres contradictions, les forces du grand Capital, sociétés transnationales et institutions de la mondialisation financière, impérialismes rivaux des différents continents, Union européenne, MEDEF et gouvernements maastrichtiens successifs, ont entrepris de détruire les conquêtes sociales et démocratiques de deux siècles de luttes.

En quelques décennies, l’industrie du pays a été largement dépecée et une bonne partie de la classe ouvrière et des régions industrielles a été déclassée, marginalisée ; les statuts et les conventions collectives ont été brisés ou affaiblis ; la précarité a fait des bonds de géant ainsi que le chômage de masse, la misère, les inégalités, la paupérisation de nombre de travailleurs. L’indemnisation du chômage est devenue de plus en plus restrictive.

Les acquis sociaux (retraites, Sécurité sociale, etc.) sont en grave recul et les services publics (Poste, France-Télécom, SNCF, EDF, GDF, Éducation nationale, hôpital public...) sont décentralisés, « dégraissés », privatisés, tandis que le secteur public industriel est quasiment liquidé, à l’instar d’une recherche publique et d’un investissement universitaire gravement anémiés…Cette régression tous azimuts est aujourd’hui arrivée à un tel point qu’en France le MEDEF et ses valets politiques des différents bords sont décidés à en finir dans la toute prochaine période avec ce qui demeure des conquêtes ouvrières et démocratiques, en commençant par la remise en cause du droit de grève et/ou l’intégration-domestication totale des syndicats par l’État, préparées par la criminalisation en cours des militants syndicaux.

Dans ces conditions, la dérive des directions syndicales, qui se refusent à dynamiser et fédérer les luttes, heurte frontalement les intérêts des travailleurs comme leur aspiration à la lutte, ainsi qu’en témoignent les progrès de combativité depuis 1995. Elle rend d’autant plus urgente la défense et la renaissance du syndicalisme de lutte de classe.

 

Les principales directions syndicales se livrent à la collaboration de classe

 

Le 48è Congrès de la CGT (Lille, avril 2006) a été une étape importante dans le processus de liquidation du syndicalisme de lutte de classe, indépendant de l’État et des patrons. La CFDTisation de la CGT s’est accélérée. En lieu et place d’une orientation pour des combats revendicatifs, d’une analyse critique de la société capitaliste et de la politique gouvernementale, les dirigeants confédéraux ont fait adopter des textes consensuels, de type associatif, et appelé à un « syndicalisme rassemblé » reconnaissant le capitalisme comme porteur de modernité et… d’avenir !

Du refus de « diaboliser le Patronat » (on parle désormais d’« entrepreneur » et non de patron, de « partenaires sociaux » et non de classes sociales) à l’adhésion à la CES et à la CSI, et avec l’objectif de « relever les défis de la mondialisation » (un des mots d’ordre du 48è Congrès), c’est la même ligne de fardage de la contradiction Capital-Travail et d’abandon des positions syndicales de classe. La direction CGT ne cache plus sa volonté d’accompagner, voire d’aménager le capitalisme, à l’instar de son ténor réformiste J.C Le DUIGOU qui écrit (dans son livre : « Demain, le changement », p. 248) : « Le marché, nous le connaissons. Nous cherchons à l’orienter, à le maîtriser, à le transformer. Nous ne sommes pas pour l’abolir comme cela a été fait dans l’expérience soviétique ». L’entreprise n’est plus présentée comme appartenant au Capital, mais comme un cadre de vie et de travail « neutre ». Ainsi, toujours selon Le DUIGOU, « qu’une entreprise fasse des bénéfices n’est nullement condamnable », et comme « il n’est pas question d’ignorer la contrainte de compétitivité des entreprises », l’idée « d’interdiction des licenciements » n’est de ce point de vue « ni réaliste, ni ambitieuse » ! En adoptant la « sécurité sociale professionnelle » et en se ralliant à l’individualisation du « parcours individuel professionnel », le 48è Congrès a entamé gravement les missions traditionnelles du syndicalisme : c’est une réintroduction du livret individuel de travail, un affaiblissement du caractère collectif des droits des salariés, en somme un retour programmé au corporatisme. Une nouvelle pratique syndicale bien conforme à la place dans la direction confédérale qu’ont prise les cadres, moins tournés vers les formes collectives de lutte. Inévitablement, comme le syndicalisme de lutte de classe a établi des liens avec les partis de la classe ouvrière, le « syndicalisme rassemblé » renforce ses liens avec le « social-libéralisme » réactionnaire, cultive l’apolitisme, la neutralité vis-à-vis des politiques gouvernementales, la soumission à l’ordre établi. Ce qui vaut pour l’orientation de la CGT vaut pour celle des principales autres organisations, qui veulent toutes prendre la CFDT comme alliée, quand ce n’est pas pour « modèle » ! C’est ainsi que la direction de la FSU a tenté d’imposer au Vè Congrès (février 2007) l’adhésion de cette fédération à la CES et à la CSI, marchant dans les pas des directions de la CFDT, de la CGT et de FO.

La réaction d’une partie des congressistes l’a empêchée de parvenir immédiatement à ses fins, mais la direction de la FSU va maintenant essayer de les atteindre en organisant une consultation individuelle des adhérents, au mépris des instances et sans véritable confrontation démocratique (refus d’un libre débat dans les publications fédérales). De plus, elle tente d’avancer à toute force vers la confédéralisation (ouverture aux trois fonctions publiques et projet d’ouverture au privé), ce qui aggraverait encore l’émiettement syndical, au détriment de la capacité de lutte des travailleurs.

 

Le « syndicalisme rassemblé » : de défaite en défaite !

 

La politique de collaboration de classe de la direction CGT et des principales autres organisations se manifeste dans chaque lutte, généralement sous prétexte d’« unité d’action ». On s’en tiendra ici aux grandes luttes des dernières années :

En 1995, sur fond de grèves importantes du secteur public (cheminots en tête), avec l’assentiment des salariés du privé (la fameuse grève par procuration), l’objectif central était de repousser le plan JUPPE de liquidation de la Sécurité Sociale. Le mot d’ordre le plus populaire était celui de « retrait du plan JUPPE ». Lors des négociations nationales, le secrétaire général CGT de l’époque (Louis VIANNET) avait rapidement abandonné cette exigence. Il n’y avait plus d’obstacle pour que le Parlement adopte une loi régressive.

En 1997, la direction de la CGT comme celles des autres confédérations entérinèrent la loi AUBRY généralisant la flexibilité du travail, l’annualisation du temps de travail sous couvert des « 35 heures ». La CGT renonça à sa revendication fondamentale de « 35 heures pour tous, payées 40 ».

En 2003, avec le projet FILLON, le gouvernement et le Patronat s’attaquaient à une des plus importantes conquêtes sociales des luttes de classes dans la résistance antifasciste et à la Libération : la remise en cause du droit à la retraite à 55 et 60 ans, l’allongement de la durée légale du temps passé dans l’emploi et la réduction des pensions de retraite. Les directions de la CGT, de la FSU et de FO, craignant par-dessus tout les débordements possibles, appelèrent à des journées d’action si discontinues qu’elles furent impuissantes à faire céder le pouvoir. Alors que les travailleurs et la base de ces organisations revendiquaient une grève nationale jusqu’au retrait, les sommets refusèrent d’amplifier et de faire converger les luttes.

En 2004, le ministre de la santé (DOUSTE-BLAZY) lance un projet sur la protection sociale qui renforce l’austérité en matière de dépenses de santé en accentuant la taxation des salariés dans des proportions encore plus élevées. Les direction de la CGT et de FO, tout en condamnant le projet soutenu par la CFDT, participent aux groupes de réflexion et refusent d’appeler aux luttes et grèves. Concernant le changement de statut des entreprises publiques EDF et GDF, la confédération CGT et la direction de la fédération de l’énergie refusent de déclencher un mouvement d’ampleur et continu alors que ces entreprises jouissent d’une grande popularité dans l’opinion. Elles se contentent de « journées d’action » à caractère symbolique. L’essentiel se passe dans la coulisse et les tractations avec SARKOZY pour trouver un « compromis ».

La direction de la CGT se rallie au principe d’un actionnariat des salariés, à l’ouverture du capital (le privé à hauteur de 30 %) et à la transition vers la privatisation des services publics de l’énergie. Pourtant la direction de la fédération CGT de l’énergie avait été brutalement rappelée à l’ordre par les électeurs et la majorité des militants CGT lors du référendum sur la modification du régime particulier de retraite. Nul n’ignore que le secrétaire général COHEN faisait voter pour le OUI à ce projet de la direction d’EDF et du gouvernement ! Là aussi, la direction confédérale de la CGT, comme celle de FO, a refusé toute généralisation du mouvement pour la défense des services publics de l’énergie et du gaz. Des comités usagers/travailleurs ont été impulsés localement sans être relayés par les confédérations.

En 2005, c’est l’année du référendum sur le projet constitutionnel européen : un projet régressif, réactionnaire, impérialiste qui visait à rendre incontournable, par le poids de sa seule légalité, la politique néo-libérale en Europe. Il s’agissait de franchir un nouveau pas dans l’édification de l’Union européenne, qui n’est rien d’autre qu’une arme stratégique des impérialismes européens contre les travailleurs.

La direction de la CGT dans le sillage de la CES et de la CFDT, manœuvre pour susciter l’adhésion ou à défaut la « neutralité » des syndiqués et salariés à ce projet. En effet, la CGT avait été une des pièces maîtresses du NON au référendum de Maastricht. Le coup d’envoi de cette campagne qui ne dit pas son nom fut la tribune libre dans Le Monde de deux hauts responsables cégétistes siégeant dans les organismes dirigeants de la CES. Leur prise de position était favorable au Traité constitutionnel sous l’angle des « avancées » et du « terrain à investir pour les forces syndicales » ! La direction a lancé une première salve, la base reste peu convaincue. Alors, la tactique de la direction confédérale, confrontée à l’exigence croissante du débat, est d’appeler les militants à lire et étudier le document, avec un leitmotiv identique à celui des directions de FO et de la FSU : « On n’a pas vocation donner une consigne de vote politique » !

Lors des assemblées de militants, lorsque des camarades appelaient à rejeter le Traité, aussitôt les émissaires de la direction affirmaient : pas de précipitation, il faut étudier un texte complexe ! Là où le terrain était plus favorable à leurs vues, les dirigeants n’hésitaient pas à parler « des potentialités à investir avec le Traité et les droits nouveaux qu’il propose » ! En somme, la ligne d’aménagement du système capitaliste avait bien la préférence de la direction confédérale. Ce fut vain, car les camarades à la base, toujours plus nombreux, dénonçaient le Traité et exigeaient une prise de position claire de la confédération. Le CCN du 3 février allait se faire l’écho de cette aspiration majoritaire à la base. Le CCN se prononce à une large majorité pour « le rejet du Traité » ! Le bureau confédéral, bien que mis en minorité, condamne par voie de presse la position prise démocratiquement ! Singulier acte d’indiscipline de ceux qui sont censés veiller à l’application des décisions prises ! Surtout, cette décision du CCN restera lettre morte pour le bureau confédéral, aucun haut responsable n’intervient pour appeler au rejet du Traité. Certains « à titre personnel » s’engagent même pour son adoption. Une violation flagrante de la démocratie syndicale !

La victoire massive du NON, malgré la mobilisation de tout l’appareil d’État et des médias à son service, y compris les chefs de toutes les églises, montraient bien que le CCN, poussé par les actions et positions des militants, avait bien saisi globalement les enjeux et permis à la CGT de ne pas se couper définitivement du monde du travail!

L’été 2005 est adopté le CNE qui organise la précarité aggravée pour les travailleurs des entreprises de moins de 10 salariés. Pas de protestation majeure : De VILLEPIN se croira conforté pour préparer la généralisation de cette sur-précarité avec le CPE. Le 4 octobre se déroule une puissante journée d’action, reflet du mécontentement et de la colère croissants. Aucune suite n’est donnée par la confédération !

Au même moment pourtant, les travailleurs de la SNCM luttent pour le maintien de leur entreprise dans le service public à 100 % sans ouverture du capital ; mais rien n’est fait pour appeler à la solidarité avec les SNCM ! Très rapidement, la direction confédérale va opter pour cette ouverture du capital, en fixant un seuil au capital public qui ne cessera de baisser au fur et à mesure de l’entêtement de De VILLEPIN. Après l’occupation du Pascal PAOLI par les marins du syndicat des travailleurs corses, le gouvernement va utiliser, pour la première fois depuis 1947, le recours à des unités militaires pour briser ce mouvement et arraisonner le bateau. Non seulement aucun appel unitaire n’est lancé à la solidarité contre la répression syndicale, mais pire, le même jour, Bernard THIBAULT, seul, décide de rencontrer le premier ministre pour lui faire de nouvelles propositions et « trouver une sortie honorable au conflit », c’est-à-dire mettre fin à la grève !

Idem, pour la lutte des salariés de la RTM (Régie des Transports Marseillais), qui ne bénéficieront que de la solidarité des véritables syndicalistes de classe.

En 2006, le 4 février, la CGT et les autres centrales lancent un journée d’action dénonçant certes le CPE, mais sans relier cette dénonciation au CNE et à la totalité de la « loi sur l’égalité des chances » : apprentissage à partir de 14 ans, précarité généralisée et obligatoire pour toute la jeunesse. Maryse DUMAS affirme, contre ceux qui appellent dès le début à une extension et à une continuité de la lutte, que « la grève générale n’est pas nécessaire et serait même improductive » ! Le pouvoir ne manque pas d’interpréter ces signaux et va maintenir l’ensemble du dispositif. C’était sans compter sur la combativité, la créativité, la « radicalité » du mouvement étudiant et lycéen, qui va mobiliser et gagner à la grève faculté après faculté. Le mouvement étudiant découvre les formes éprouvées de la lutte de classes : occupations de bâtiments, piquets de grève, recherche de la solidarité avec la population, actions « coups de poing ». La CGT, rassurée par la position similaire des autres centrales, notamment de la CFDT, organise trois « temps forts », mais refuse tout appel à l’extension et à la généralisation du mouvement en l’orientant sur le refus de toute précarité.

De VILLEPIN, tout en ne retirant pas le CPE, propose des ouvertures en direction de la CGT en invitant les partenaires sociaux à ouvrir des négociations sur la « sécurité sociale professionnelle ». La direction de la CGT fut la dernière à répondre négativement. Mais elle a, comme la CFDT et les principales autres directions syndicales, délibérément restreint les revendications au seul CPE et limité la lutte aux seules « journées d’action » sans lendemain, refusant de mobiliser réellement les travailleurs dans la perspective de la grève, comme le demandaient les étudiants.

L’annonce du retrait du CPE constitue une indéniable victoire : la jeunesse a mesuré qu’on pouvait faire reculer les gouvernements par des luttes massives et d’ampleur, s’est éveillée à l’anticapitalisme, c’est là une grande expérience. La solidarité intergénérationnelle et de classe s’est manifestée, comme le montre le succès des manifestations et journées de grèves dans le public, mais aussi dans les entreprises privées. Cette victoire de la lutte anti-CPE, à laquelle les militants CGT, FSU, FO, Solidaires, etc., ont contribué, a constitué une aubaine pour les directions de ces organisations, notamment pour celle de la CGT qui, à la veille du 48e Congrès, a pu camoufler son désastreux bilan depuis 10 ans de « syndicalisme rassemblé ».

 

Résistance à la collaboration de classe et exigence du syndicalisme de classe restent vivantes !

Le plus souvent, dans les entreprises, les travailleurs les plus combatifs restent organisés à la CGT ; les actions et grèves locales sont impulsées par les syndicats CGT ; les plus gros cortèges dans les manifestations nationales de protestation sont ceux des adhérents CGT. De nombreux militants et élus du personnel cégétistes restent attachés à leur combat de classe quotidien, sachant d’expérience que c’est la mobilisation de classe qui a permis de conquérir et de sauvegarder les droits sociaux des travailleurs. Dans l’Éducation nationale, la principale fédération reste la puissante FSU, où agissent de nombreux militants lutte de classe, organisés ou non en tendances. Dans un certain nombre de secteurs, des syndicats de lutte se maintiennent ou apparaissent, des militants lutte de classe interviennent, quelle que soit leur étiquette (SUD, CNT, FO, FSE...).

L’avenir capitaliste ne peut être constitué que de luttes entre exploiteurs et exploités. Aussi, les syndicalistes lutte de classe n’ont pas d’autre avenir que de travailler à impulser et fédérer les luttes revendicatives sur la base d’une plate-forme de combat désignant clairement le capitalisme et ses gouvernements comme cause et adversaire ; tout en inscrivant ces luttes dans celle, plus générale, de la lutte contre l’impérialisme, responsable de la guerre et du pillage des opprimés du monde entier.

Le syndicalisme est indissociable de l’action de masse, de la recherche de la solidarité de toute la classe, pour les mêmes droits pour tous. La solidarité doit se réaliser tout particulièrement avec les fractions les plus fragiles (privés d’emploi, précaires, intérimaires, salariés de la sous-traitance, sans-papiers…), dont la syndicalisation est un enjeu majeur. La forme la plus éprouvée de la lutte syndicale reste la grève, car elle seule touche les intérêts financiers des capitalistes.

La solidarité militante et financière avec les travailleurs en grève est une donnée de classe : l’ennemi du travailleur n’est pas seulement son propre patron, mais toute la classe des patrons !

La conscience de classe a fortement reculé, en relation avec le recul du mouvement ouvrier révolutionnaire. Le mouvement syndical privé d’anticipation, est amené à se placer exclusivement sur le terrain voulu par le Capital, celui des profits au détriment des acquis sociaux. La ligne maximale d’action syndicale devient, au mieux, défendre ce qui existe, et non la conquête de nouveaux droits et la garantie des acquis !

Le syndicalisme de lutte de classe, au contraire, recense et popularise les besoins et aspirations populaires, pour les traduire en revendications précises et convergentes qui posent, en dernière analyse, la question de l’abolition du patronat et du salariat.

Les syndicalistes conscients de ce bilan n’ont pas d’autres choix que d’unir leurs efforts pour reconstruire ce syndicalisme de lutte de classe dont ont besoin les travailleurs et pour aider à réaliser l’unité syndicale sur la base des revendications des travailleurs.

C’est pour commencer à rassembler ces syndicalistes, les travailleurs et les privés d’emploi en lutte que le présent appel a été élaboré, à l’initiative des quatre regroupements signataires du présent Appel, qui étaient déjà intervenus ensemble à l’occasion du 48è Congrès de la CGT en avril 2006 (diffusion d’un tract commun contre l’orientation de la direction confédérale).

Aujourd’hui, d’autres collectifs, de nombreux militants isolés, des syndicats ou sections de base, des UL, voire des UD et des syndicats nationaux, défendent le syndicalisme de classe et de masse, dans la CGT, dans la FSU et dans d’autres syndicats issus du mouvement ouvrier (FO, SUD, CNT, syndicats étudiants de lutte…).

C’est pourquoi nous proposons à tous ces syndicalistes, collectifs syndicaux et syndicats, ainsi qu’à tous les travailleurs et privés d’emploi en lutte, de nous réunir en Forum pour la défense du syndicalisme de classe, pour la défense du travail contre le Capital et la collaboration de classes.

Ensemble, nous pouvons contribuer dans nos entreprises, dans nos syndicats respectifs, à réfléchir sur les formes de luttes nécessaires, sur l’interaction solidaire et militante, à agir pour que l’aspiration à la grève générale se transforme en réalité afin de sauvegarder nos droits mais aussi en gagner de nouveaux.

Tous ensemble, nous pouvons construire l’opposition unifiée des syndicalistes fidèles aux traditions qui ont présidé à la fondation de la CGT : syndicalisme de classe et de masse, internationaliste.

 

Paris, 17 février 2007

 

NON AUX 5 LICENCIEMENTS ! NON aux 5 MISES à PIED !

SOLIDARITE DE CLASSE AVEC LES OUVRIERS DE RENAULT LE MANS !

NON A LA CRIMINALISATION DE L’ACTION SYNDICALE !

Soutenons la lutte exemplaire des grévistes de PSA !

Soutenons le juste combat des PSA : 300 euros d’augmentation !

Retraite immédiate pour les salariés dès 55 ans ! Création de 700 emplois !

 

CSI et CMT : danger pour les travailleurs !

(Extraits de contributions de militants syndicalistes du SNES et militants du CUFSC collectifs signataires de l’Appel au Forum)

 

La CSI a été créée en novembre 2006, sous l’impulsion de la CISL (Confédération Internationale des Syndicats Libres) et de la CMT (syndicalisme chrétien) qui se sont dissoutes pour l’occasion.

La CISL et la CMT n’ont mené aucune action revendicative importante depuis 40 ans. On peut chercher longtemps les occasions où ces deux confédérations internationales ont infléchi les structures du pouvoir dominant …. Depuis sa création, la CSI n’a pris encore aucune décision, sauf de revendiquer un « travail décent pour une vie décente ». En revanche, elle reconnaît dans ses statuts « la gouvernance effective et démocratique de l’économie mondiale ». De plus, la CSI refuse la référence claire à la laïcité que réclamait un syndicaliste français lors de son 1er Congrès à Vienne. Les déclarations d’intention de la CSI indiquent une conception d’un syndicalisme d’accompagnement et d’aménagement des politiques libérales, fort éloigné du syndicalisme que représentent le SNES et la FSU. Et les statuts de la CSI précisent que les membres « ont la responsabilité de prendre en compte, dans la formulation de leur politique, les décisions du Congrès et des organes directeurs de la Confédération » ?

Les statuts de la CSI expliquent que son action sera menée par ses « organisations régionales ». Pour l’Europe, l’organisation régionale de la CSI reposera essentiellement sur la CES (Confédération Européenne des Syndicats) ! La CES participe à la rédaction des politiques européennes, stratégie de Lisbonne, directive service, TCE ! Elle a fait campagne pour le OUI au TCE et continue à pratiquer du lobbying dans ce sens. Elle a pour seul représentant pour la France au bureau exécutif … François CHEREQUE ?

En réalité, la CES n’est pas un « syndicat européen » mais une institution de concertation syndicale, créée en 1973 et financée à 75% par l’Union européenne, sur la base de la reconnaissance de l’UE, de ses institutions et de ses textes fondamentaux. Le Traité d’Amsterdam a reconnu à la CES la qualité d’interlocuteur dans le domaine social. Elle participe à ce titre à l’élaboration des politiques économiques et sociales au plus haut niveau, en collaboration avec tous les organes dirigeants de l’UE. La CES a ainsi œuvré à la rédaction de la Constitution européenne, fait campagne pour le OUI (permettant d’ailleurs aux médias d’asséner que « les syndicats sont pour le OUI »). Très récemment, elle s’est réjouit du vote par le Parlement européen de la directive BOLKESTEIN qui impose un nouveau recul des droits sociaux, au motif que la version adoptée serait un peu moins mauvaise que le projet initial... Rappelons aussi qu’en plein conflit 2003 sur les retraites en France, en Autriche et en Italie, se déroulait le Congrès de la CES, en présence des principaux dirigeants syndicaux français, et que cette honorable assemblée, très occupée à recevoir GISCARD, DELORS et les représentants du grand Patronat européen afin de célébrer l’écriture commune de la Constitution européenne, n’a pas jugé utile de dire un mot sur le sujet des retraites, encore moins de lancer un appel pour soutenir les travailleurs français ou pour fédérer les luttes dans les différents pays. La CES est ainsi une institution officielle qui a pour fonction - rémunérée - d’accompagner le programme de concurrence libre et non faussée de l’UE pour qui, faut-il le rappeler, les services publics sont une cible prioritaire. Certes, toutes les confédérations françaises y sont et certaines depuis longtemps comme la CFDT... Certaines s’y sont cassés les dents plus récemment , à commencer par la CGT dont les représentants à la CES sont aujourd’hui les plus fervents de l’alliance avec la CFDT.

 

NON à la CSI, NON à la CES

Le Rassembleur n° 3 Mai 2007

 
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Dernière modification : 17 mai 2007