« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Paris le 18 mars 2003

C PROPOSITION DE PLATE-FORME REVENDICATIVE

 

 

Introduction

Les militants syndicalistes engagés dans le combat de classe contre le Capital, notamment ceux rassemblés dans le mouvement Continuer la CGT, estiment nécessaire l’élaboration d’une plate-forme revendicative susceptible de favoriser la mobilisation des travailleurs à l’action.

Les questions liées aux besoins humains ne peuvent trouver de solution dans la société capitaliste où l’économie de marché implique une totale mainmise de la propriété privée sur les moyens de production et d’échange : non seulement les sols, les machines, l’immobilier, les technologies, la recherche, les banques et assurances, mais aussi les Hommes.

L’économie de marché capitaliste implique la casse du service public, donc le dépouillement du patrimoine collectif national qui dans une société socialiste, au contraire joue un rôle de solidarité socio-économique dans la production, les services, la recherche, les progrès techniques tout en contribuant-ce qui est essentiel-à assurer, sur les richesses produites par les entreprises : la protection sociale, l’éducation, la sécurité et l’épanouissement de la population.

Or, la casse des secteurs publics avec les privatisations en cours, les délocalisations et fermetures sauvages des entreprises alliées aux spéculations financières et aux économies parallèles, constituent pour l’essentiel les causes profondes du chômage et la précarité, de l’aggravation des conditions de travail, des atteintes à la protection sociale des travailleurs et retraités.

C L’emploi

 

L’emploi doit être traité en termes de droit, socio-économique et d’épanouissement des travailleurs et leurs familles.

 

Le plein emploi implique :

· Arrêt de la désindustrialisation et de la désertification de l’agriculture ; au contraire, relance de la politique d’emplois productifs et induits, sachant qu’un emploi industriel crée, génère trois à quatre emplois service, sans préjudice du 

développement du commerce et de l’artisanat ;

· Arrêt des délocalisations des entreprises et des fermetures sauvages , créant des déserts industriels et un chômage accru aux conséquences socio-économiques désastreuses pour les régions touchées ;

· Arrêt des privatisations et relance d’une politique de renationalisation de grands groupes industriels, entreprises et services publics, banques et assurances ;

· Arrêt de tout licenciement sans reclassement équivalent.

 

Révision fondamentale de la Loi sur la RTT :

Le contenu de la Loi Aubry sur la RTT et les pressions patronales ont consacré la déréglementation des droits du travail (flexibilité, annualisation, accroissement de la productivité, blocage voire réduction des salaires, etc) tout en accordant primes et exonérations de charges patronales scandaleuses.

· Révision fondamentale de la Loi pour l’instauration d’une durée hebdomadaire de travail de 35 heures, voire 32 heures pour les emplois pénibles, dangereux, insalubres ;

· Réorganisation de l’amplitude et de la durée de travail quotidiennement et mensuellement sur la base des 35 heures (ou 32 heures) compte tenu de deux jours de repos hebdomadaires (consécutifs).

· Abolition de la pratique des heures supplémentaires. Dans l’immédiat et à titre transitoire, majoration de 50% des heures effectuées de la 36ème à la 39ème heure, et 100% pour celles effectuées de la 40ème à la 45ème, dans la limite des heures autorisées après avis de l’inspection du Travail.

· Embauches liées à la réduction du temps de travail correspondant à la loi révisée, nonobstant les besoins exprimés par les syndicats (représentant au moins la moitié des voix aux élections professionnelles) dans les entreprises, administrations et services.

· Mise en échec du travail au noir et/ou du travail clandestin par des mesures dissuasives ou pénalisantes à l’encontre du patronat responsable.

· Impulsion d’une véritable politique en matière de formation professionnelle et continue.

· Inclusion dans la Loi, des principes fondamentaux en matière de condition de travail : humanisation sécurité, prévention des risques des maladies professionnelles et accidents du travail et leur reconnaissance pour leur prise en charge par l’employeur.

· Inclusion dans la Loi des garanties fondamentales en matière de droits et libertés dans et hors de l’entreprise : droit syndical, droit de grève, droit d’expression, d’intervention, de représentation, de défense, etc.

· Abrogation de toutes dispositions existantes ou susceptibles d’application en matière de flexibilité du temps de travail, annualisation, diminution ou gel des rémunérations, extension des heures supplémentaires, précarisation de l’emploi à travers le temps de travail imposé, etc. Respect de l’égalité du salaire (à qualification égale, travail et ancienneté égaux) entre les hommes et les femmes.

 

Emplois précaires

Conversion des emplois jeunes, et autres emplois précaires en emplois stables et à temps plein par contrat à durée indéterminée (pour le secteur privé) et titulaires (pour les Fonctions Publiques), via, le cas échéant par une formation qualifiante.

Abrogation des Lois instituant le travail intérimaire. Conversion de la situation des intérimaires en emplois stables et à temps plein.

 

Chômage

Rétablissement de la réalité du chômage en France : les chiffres officiels du chômage représentent à peine 60% de l’ensemble des personnes qui cherchent un emploi. La part des demandeurs d’emploi hors statistiques officielles est passée de 8,5% en 1981 à 42% début 2001.

C SALAIRES-PRIMES-INDEMINITES

 

INTRODUCTION

L’augmentation générale des salaires doit tenir compte d’une perte du pouvoir d’achat aggravée au cours des dernières années notamment par les causes d’application de la RTT, la hausse du coût de la vie et, les effets du passage à l’€uro qui à eux seuls sont estimés [cf. source des Associations de Consommateurs) en moyenne à 8%. En conséquence, les syndicats doivent pouvoir appeler les travailleurs à agir sur la base du mémorandum suivant :

v Augmentation du SMIC à 1500€ bruts mensuels ;

v Augmentation générale des salaires en rattrapage de :

+25% pour les salaires inférieurs à 1500€

+20% pour les salires compris entre 1500 € et 2300€

+15% pour les salaires compris entre 2300€ et 3000€

+10% pour les salaires supérieurs à 3000€

intégration des primes et indemnités (sous quelques forme qu’elles soient versées) au salaire de base, soumises à retenue pour le calcul de la retraite.

Structuration des rémunérations :

Ø Déroulement de carrière (avancement, ancienneté) prenant en compte : les titres, diplômes, qualifications, acquis professionnels, ancienneté ,…dans une échelle de 1 à 5 sur la base d’un minimum à 1500e, soit 1500 – 7500.

Ø Structuration des grilles d’emplois et salaires intra-profesionnels dans un cadre statutaire et conventionnel nationaux (branche d’industrie, administration, service public..)

 

Emplois précaires et demandeurs d’emplois :

Ø Dans l’immédiat, réunification des différents systèmes d’indemnisation visant les minima sociaux, revalorisation par un triplement de l’indemnisation ;

Ø Fixation pour les demandeurs d’emploi d’un revenu de remplacement égal à 80% du salaire d’activité antérieure, avec un minimum de 80% du SMIC pendant toute la durée de privation d’emploi ;

Ø Renégociation de l’assurance chômage sur la base d’une contribution assise sur la richesse produite par les entreprises.

 

 
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Dernière modification : 27 juillet 2003