« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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SOMMAIRE DE « GARDER LA MÉMOIRE »

LE CONGRES FONDATEUR DE LA CGT : LIMOGES

LA CHARTE D’AMIENS : 1906

LA CGTU : 1921

LA MONTÉE DU FASCISME : 1934

L’UNITÉ EN MARCHE : 1935 - 1936

LE FRONT POPULAIRE : 1936

DÉMISSION ET TRAHISON : 1937 - 1938

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GARDER LA MÉMOIRE

LE CONGRES FONDATEUR DE LA CGT : LIMOGES

Le préambule des statuts votés au 45ème congrès CGT de décembre 1995 par 66% des congressistes proclame : « la CGT est fidèle à ses origines et à la charte d’Amiens ».

A quelles origines fait-on référence ? S’il s’agit du congrès fondateur de 1895 à Limoges, voire même du congrès de Montpellier de 1902, alors le préambule des statuts de 1995 n’est qu’une caricature de fidélité.

Les débats du congrès de Limoges, il y a plus d’un siècle, sont porteurs d’un syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe où sont posés sans ambiguïté « la suppression de la propriété privée, l’anéantissement de la Bourgeoisie préparant l’instauration d’une société communiste dans laquelle chacun donnant selon ses forces, recevra selon ses besoins ». (Cf. Extrait des minutes du congrès de Limoges - salle Antignac, café de Paris, 24 septembre 1895 - débats sur les retraites).

Comme on le voit, le mouvement ouvrier révolutionnaire français n’a pas attendu la révolution bolchevique pour poser les principes de l’émancipation de la classe ouvrière, la disparition du salariat et du patronat comme société à construire !

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LA CHARTE D’AMIENS : 1906

Citation d’extraits :

« La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.

« Le congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte des classes qui oppose sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière ».

Ainsi, ce texte est bien porteur des aspects économiques, politiques et idéologiques de la lutte des classes, contrairement à ce que d’aucuns voudraient ne voir dans cette charte que les critères économiques pour les besoins de leur cause réformiste, tant droitière que d’extrême gauche.

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LA CGTU : 1921

De 1919 à 1920, au sortir de la 1ère guerre mondiale, les grèves s’étendent dans de nombreux secteurs. Avril 1920 voit la grande grève des cheminots pour la nationalisation des chemins de fer. Quasiment toutes les corporations se mettent en action. Mais la Direction Confédérale de la CGT prend position contre « l’abandon prématuré » du travail et blâme les métallurgistes de la Seine qui arrêtent le travail le 6 mai 1920.

L’offensive ouvrière est fragmentée et la Bourgeoisie peut enrayer les « vagues d’assaut », les unes après les autres. Des milliers de travailleurs sont révoqués, notamment des cheminots ; tous portés sur des listes rouges ils auront du mal à retrouver du travail.

C’est une période intense de chasse aux sorcières contre le « bolchevik », l’homme au couteau entre les dents ».

1920 - 1921, la CGT compte deux millions d’adhérents.

Les militants attachés à l’idéologie révolutionnaire de lutte des classes et les nouveaux, révélés au cours des luttes, engagent un combat difficile contre les vieilles directions syndicales CGT qui ont capitulé en 1914, collaboré avec la Bourgeoisie pendant la guerre (14-18) et tout fait pour tempérer les luttes grévistes depuis. Cette minorité de militants, lutte de classe, gagne nombre de directions syndicales, mais la bataille est plus difficile pour accéder aux directions d’Unions Départementales et de Fédérations, verrouillées. Au congrès de Lille (juillet 1921) , la minorité n’en obtient pas moins 1348 mandats contre 1556 à la majorité réformiste.

La minorité est en passe de devenir majoritaire. Pour coordonner leur action les minoritaires créent des comités syndicaux révolutionnaires (CSR) auxquels adhèrent des milliers de militants et des syndicats entiers. Les dirigeants confédéraux se sentant menacés, décident de procéder aux exclusions de ces militants et syndicats.

Pour tenter d’éviter la scission les minoritaires (CSR) proposent de ne plus enregistrer que des adhésions individuelles. Refus du Bureau Confédéral et des Fédérations qui le soutiennent.

Les délégués de 1500 syndicats se réunissent alors à la Grange aux Belles (Paris) pour une ultime démarche auprès de la CGT. Non seulement le Bureau Confédéral refuse, mais il avertit que les syndicats qui se solidariseraient avec les exclus, se mettraient eux-mêmes en dehors de la Confédération.

C’est la scission.

Les syndicats exclus de la CGT se réunissent pour former la CGTU (CGT Unitaire) qui adhère à l’Internationale syndicale rouge. La CGTU, dès sa création est majoritaire dans des secteurs décisifs comme les chemins de fer, la métallurgie, le bâtiment...

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LA MONTÉE DU FASCISME : 1934

De la scission de 1921 au début des années trente, la CGTU mène un dur combat sur tous les fronts : contre l’attitude collaborationniste de la CGT confédérée, contre la guerre, contre la montée du fascisme.

En 1923, POINCARE décide d’occuper la Ruhr. De jeunes appelés français refusent d’aller se battre contre des jeunes allemands. Ils sont arrêtés, emprisonnés.

Les grèves les plus importantes (textile, métaux, banques, bâtiment...) sont le plus souvent dirigées par la CGTU, mais désavouées voire dévoyées par la CGT confédérée.

En 1933, HITLER prend le pouvoir en Allemagne, alors que MUSSOLINI est le maître de l’Italie depuis 10 ans.

Le 6 février 1934 les ligues factieuses appellent à envahir le Palais Bourbon à Paris : des milliers de travailleurs descendent aux Champs-Élysées et à la Concorde pour affronter les fascistes.

Le 9 février 1934, le PCF, la CGTU et la Fédération Autonome des fonctionnaires appellent à une manifestation Place de la République. La police charge et tire, il y a 6 morts.

La CGTU propose l’action commune à la CGT confédérée qui ne répond pas, mais appelle à une grève générale le 12 février. La CGTU appuie. La grève est quasi-totale. Deux manifestations de dizaines de milliers de personnes convergent vers la Nation et s’y rejoignent. A la même tribune apparaissent : Benoît FRACHON (CGTU) Léon JOUHAUX (CGT confédérée), Maurice THOREZ (Communiste) Léon BLUM (Socialiste) E. DALADIER (Radical-socialiste).

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L’UNITÉ EN MARCHE : 1935 - 1936

L’unité est en marche.

Au cours de 1935, l’unification des deux courants s’intensifie, les adhésions se multiplient, préparant le Congrès Confédéral d’unité.

Ce congrès confédéral se tient du 2 au 5 mars 1936 salle des sports à Toulouse. Il rassemble 1709 délégués. Il n’élimine cependant pas les différences entre les deux courants, bien que les confédérés fassent un pas vers la conception du syndicalisme de classe.

La CGT compte alors plus de 2 millions d’adhérents contre 800 000 pour les deux organisations réunies dans les années vingt, après la scission. Huit secrétaires confédéraux sont élus dont Benoît FRACHON pour la CGTU et Léon JOUHAUX pour la CGT confédérée.

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LE FRONT POPULAIRE : 1936

Les luttes se développent avec un avantage au rapport de force des travailleurs.

Après un 1er mai grandiose, les élections législatives, trois jours plus tard donnent la majorité absolue à la gauche, dont 71 députés communistes.

Le 5 juin le gouvernement Léon BLUM est constitué, mais sans participation communiste.

Le gouvernement socialiste et le patronat tentent un compromis sur les augmentations de salaires que rejette Benoît FRACHON, en soulignant que la reprise du travail ne pourra être décidée que par les travailleurs eux-mêmes. La grève continue et se généralise avec occupation des entreprises.

C’est sous la pression de ce mouvement exceptionnel que sont signés les fameux accords de Matignon, consacrant des augmentations de salaires de 20 à 50%, la reconnaissance des libertés syndicales, la loi sur la semaine de 40 heures, les congés payés, et les conventions collectives.

La vague de syndicalisation porte les effectifs de la CGT à près de 5 millions d’adhérents.

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DÉMISSION ET TRAHISON : 1937 - 1938 

La social-démocratie et le réformisme syndical des dirigeants de l’ex-CGT confédérée, ne vont pas tarder à revenir à leurs amours de toujours : la collaboration de classes.

Dès le 1er mai 1937, si Henri RAYNAUD (ex CGTU) secrétaire général de l’UD CGT de Paris prononce un discours exigeant avec force l’application pleine et entière du programme du Front Populaire, il n’en est pas de même de Léon JOUHAUX (ex- confédéré) qui préconise un « temps de pause » sociale...

Alors qu’en Espagne, les républicains sont attaqués par les fascistes de Franco, appuyés par HILER et MUSSOLINI, les signes de défaillance du gouvernement socialiste et les premières fissures de l’unité syndicale apparaissent.

Léon BLUM décide d’observer une « pause » des réformes sociales et le 22 juin 1937, il remet la démission de son gouvernement au Président de la République. Les gouvernements qui lui succèdent plongent dans la collaboration jusqu’à celui de DALADIER (1938) qui obtient les pleins pouvoirs pour imposer une politique d’austérité. HITLER annexe l’Autriche et s’apprête à envahir la Tchécoslovaquie que lui livrent la France et l’Angleterre avec les accords de Munich (sept 1938). La Bourgeoisie française peut relever la tête pour exprimer son choix : « plutôt Hitler que le Front Populaire ». Novembre 1938, c’est le congrès Confédéral CGT qui se tient à Nantes. Autour de René BELIN un groupe scissionniste (réformiste) se réclamant de l’esprit de Munich (signé par DALADIER radical socialiste) pousse à l’anticommunisme et prône la résignation ouvrière. Benoît FRACHON, Pierre SEMARD, Charles NEDELEC (ex CGTU) réclament l’exclusion de BELIN du Bureau Confédéral. Léon JOUHAUX (ex-confédéré) et ses amis réformistes refusent : BELIN deviendra ministre de PETAIN, au service de l’occupant nazi.

Ce congrès portait en lui les manœuvres de divisions des futurs collaborateurs pétainistes. La grève générale de novembre 1939 fut un échec. Cinq mille militants syndicaux furent condamnés à des peines allant jusqu’à dix-huit mois de prison.

Une campagne de haine anti-communiste se développe. C’est la chasse aux sorcières dans la CGT. La majorité du Bureau confédéral décide l’exclusion des communistes. Cette décision reçoit l’appui du gouvernement qui prononce la dissolution de 620 syndicats réputés être dirigés par des communistes. Les syndicats « épargnés » se vident de leurs adhérents.

Le Parti communiste est interdit.

Les dirigeants CGT (réformistes) restés dans la légalité vichyste font du 1er mai 1940, une journée « de résignation au travail », tout en continuant à calomnier les militants communistes persécutés par les nazis.

Pour autant, les dirigeants syndicalistes réformistes ne recueillent pas les « fruits » de leur allégeance à l’occupant : la CGT et la CFTC sont dissoutes en Août 1940 et Léon JOUHAUX est placé en résidence surveillée.

Un an plus tard, PETAIN instaure la charte du travail qui répudie la lutte des classes, le socialisme et interdit la grève.

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Dernière modification : 02 avril 2004