« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Délocalisations : Arrêtons le massacre !

L’abattage des acquis sociaux se poursuit, exécuté par les cow-boys de l’industrie et de la finance. Les dégâts sont d’ores et déjà considérables, mais ce n’est rien en comparaison de ce que le MEDEF revendique dans sa croisade anti-sociale et anti-ouvrière.

Jamais peut-être depuis plus d’un demi-siècle on n’avait assisté à une telle insolence et une telle arrogance de la Bourgeoisie Capitaliste incarnée par le MEDEF et l’État Patron chiraquien, relayé en alternance par la social-démocratie.

Une telle situation ne peut exister que par la faillite du tissu politique et social du monde du travail qui présente à la fois des symptômes de profond mécontentement mais aussi de résignation. Surmonter la résignation cela signifie redonner confiance dans les luttes offensives, unificatrices, solidaires jusqu’à la grève générale qui devient inéluctable si l’on veut stopper le recul de civilisation dans notre pays.

La croisade anti-ouvrière du MEDEF.

Le MEDEF applaudit aux délocalisations qui vont obliger le gouvernement et les "partenaires sociaux" à renégocier la loi sur les 35h. S’appuyant sur l’exemple "Bosch Vénissieux", le MEDEF renchérit du chantage en affirmant que cet exemple est "la démonstration que l’acquis social doit céder le pas à la nécessité économique". Et cela amène E.A. SEILLIÈRE à proposer la "dé-collectivisation du Droit salarial "pour lui substituer le "contrat individuel". Dans la foulée, le MEDEF insiste pour accroître le suivi des demandeurs d’emplois, la multiplication des sanctions aux chômeurs pour répondre à une "individualisation du Droit social".

Avec RAFFARIN 1er, le MEDEF avait obtenu l’autorisation pour les entreprises, de déroger à la loi sur la RTT, notamment sur les heures supplémentaires. Aujourd’hui, le Patronat veut aller plus loin dans la réforme de la loi en permettant aux employeurs une révision des accords sur des bases moins favorables que la loi ou les Conventions Collectives de branches.

Moralité : CL.CGT avait, dés l’origine, dénoncé le projet de Loi JOSPIN (octobre 1997) devenu lois AUBRY par la suite :

qui s’attaquait dangereusement à la réglementation des Droits du Travail en instaurant la flexibilité, l’annualisation, l’ouverture à l’individualisation du contrat de travail, la modération salariale avec un accroissement de la productivité ;

accordait des exonérations fiscales et sociales, des indemnités injustifiées au Patronat pour d’hypothétiques embauches ou maintien de l’emploi ;

ne présentait aucune garantie contre le détournement de la loi par le Patronat après la période indemnitaire des fonds publics (aujourd’hui nous y sommes !) ;

ne donnait aucune assurance sur les prévisions de création d’emplois estimées à des centaines de milliers (on a surtout vu s’accroître les emplois précaires, les emplois jeunes que RAFFARIN a pu arrêter sans difficulté).

Aujourd’hui le constat est amer et douloureux : même le secrétaire général de la CGT est obligé de

reconnaître que "le Code du Travail est en danger" et s’inquiète des menaces du MEDEF qui veut instaurer carrément "l’individualisation du Contrat de travail" (qui transformerait l’homme social en homme-marchandise). On est loin de la déclaration de Louis VIANNET secrétaire général de la CGT à l’époque qui avait proclamé (dans l’euphorie de la gauche plurielle) que la projet de loi JOSPIN (1997) constituait "une avancée sociale plus importante que 1936 !"

Conséquences désastreuses de l’Europe et la mondialisation.

Il ne faudrait pas isoler le cas de la France du reste de l’Europe qui résulte des conséquences de la

mondialisation. La crise capitaliste ne se dément pas et par conséquent oblige le Capital à accélérer les réformes anti-sociales et les privatisations partout.

Le chantage aux délocalisations, lancé par le grand Patronat allemand, avec Siemens, Daimler Benz,

Bosch, ou encore Volkswagen (qui menace de diminuer ses frais de personnel de 30%, sinon il y aura délocalisation) fait tâche d’huile en France et en Europe. Bosch à Vénissieux a pu passer en force grâce à la menace de délocalisation si les salariés n’acceptaient pas l’allongement de la durée du travail sans augmentation de salaire.

Si aujourd’hui les entreprises nationales et transnationales ont la possibilité de délocaliser dans un pays à moindre coût salarial, c’est que les lois européennes et internationales, non seulement le permettent (principes de la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux) mais sont de fait incitatives. En effet, c’est sous la conduite de la Commission de l’Union Européenne que le chantage aux délocalisations s’étend à d’autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie etc. … Un récent rapport consacré aux enjeux décisifs de la compétitivité, présente comme "inévitables les transferts (délocalisations) d’entreprises incapables de produire dans le contexte de hauts salaires des économies industrielles modernes". En d’autres termes cela signifie que les travailleurs français, allemands, belges etc. … doivent s’attendre à des réductions drastiques de leurs salaires au niveau de ceux de la Pologne ou de la Slovénie …

Si le capitalisme est en crise il n’est pas à court d’idées pour défendre ses intérêts de classe. En Allemagne le promoteur des délocalisations (Peter HARTZ, directeur de Volkswagen, membre du Parti Social-Démocrate et proche du chancelier SCHRÖDER) projette de geler le niveau des salaires pendant plusieurs années, accroître la flexibilité et lier une partie des salaires (30%) aux résultats de l’entreprise. On dit que le projet allemand aurait séduit le MEDEF. Preuve que la social-démocratie a de riches idées au service de la Bourgeoisie Capitaliste.

Malheureusement face à cette attaque frontale d’envergure, sans précédent, de la Bourgeoisie Capitaliste, on ne peut que constater la passivité des directions syndicales qui s’en tiennent à des déclarations d’intention.

La CGT parle de "redéploiement nécessaire" sans vouloir chercher à agiter le thème porteur susceptible de provoquer le grand soir social. Cela s’appelle de la capitulation.

Quant à la CES (Confédération Européenne des Syndicats) – dont la CGT est membre du secrétariat général depuis juin 2003 – elle s’est "fendue" d’un communiqué (8 août) dans lequel elle s’inquiète "du mouvement européen tendant à une prolongation générale du temps de travail". Son secrétaire général J. MONKS, quant à lui, déclare "que l’Europe n’a pas besoin de semaines de travail plus longues, mais besoin de travailler plus intelligemment". Or, selon la logique capitaliste le "travail intelligent" est synonyme de, plus de flexibilité, plus de productivité, moins de coûts salariaux. Ainsi Monsieur MONKS est proche de Monsieur HARTZ, cependant que, tous les lundis, Monsieur HARTZ est conspué par des dizaines de milliers de travailleurs et chômeurs de l’ex-RDA qui déferlent dans les villes allemandes contre les projets de réformes anti-sociales du gouvernement SCHRÖDER.

En France les délocalisations se multiplient, auxquelles il faut ajouter les fermetures "sèches" d’entreprises en faillite ou en restructuration. Plusieurs secteurs sont touchés de l’agroalimentaire à la métallurgie en passant par la chimie, le textile etc. …Des départements entiers sont aujourd’hui sinistrés du fait des fermetures ou des délocalisations. Certes la riposte s’organise par les travailleurs directement touchés, mais isolés c’est l’échec assuré.

Mobilisation générale et solidarité dans les luttes.

L’heure est à la mobilisation générale, à l’organisation de la solidarité interprofessionnelle nationale pour le développement des luttes.

Les problèmes de l’emploi, liés au pouvoir d’achat et aux acquis sociaux (retraites - sécurité sociale - indemnités chômage etc. …) à la privatisation des services publics (gaz et électricité - Télécoms - La Poste - SNCF et autres transports etc. …) est posé en termes de basculement de la société vers l’esclavagisme moderne, où l’homme marchandise perd toute dignité, toute liberté.

Or, c’est cette société-là que, de la droite à la gauche sociale-démocrate on veut nous faire avaler en votant OUI à la Constitution Européenne taillée pour assurer la pérennité du Capitalisme, aux antipodes des croyants d’une Europe sociale.

Mais, tout aussi inquiétant, c’est cette société-là que la CES (Confédération Européenne des Syndicats) dont la CGT est adhérente et co-dirigeante, appelle à avaliser en votant OUI à la Constitution Européenne.

L’heure est grave !

Les travailleurs et toutes les couches de la population laborieuse, les retraités, les précaires, les sans-emploi doivent réagir en formant des Comités de vigilance et de lutte permanents pour faire face aux attaques en cours et à venir.

L’heure n’est pas au syndicalisme "de négociation" dont on voit ce que le Patronat en fait, mais au syndicalisme de combat de classe.

Avec CL.CGT agissons :

Contre les délocalisations et le massacre du tissu industriel de notre pays. Pour les garanties d’emploi ;

Contre les privatisations des services publics, au contraire leur amélioration, voire renationalisation ;

Contre les chantages aux coûts salariaux, les exonérations fiscales et sociales au Patronat ;

Contre la privatisation de la Sécurité Sociale, pour l’abrogation de la réforme des retraites ;

Pour l’augmentation des salaires (SMIC à 1 500 €), pensions et indemnités chômage ;

NON à l’Europe ! NON à la Constitution Européenne !

NON à la guerre !

Solidarité avec les travailleurs et les peuples en lutte contre les envahisseurs colonialistes !

Solidarité internationaliste !

Paris le 5 septembre 2004

 

 

 
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Dernière modification : 19 septembre 2004