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Directive BOLKESTEIN et délocalisations

 

Le problème des délocalisations d’entreprises et la Directive Bolkestein, continue de faire des vagues dans les milieux politiques de droite comme de gauche voire du syndicalisme. Cela ne fait d’ailleurs qu’accentuer les surenchères ultra-libérales de la construction européenne au point de détruire toute crédibilité à l’argumentation des pseudo-défenseurs de l’Europe sociale.

BAROSO ne cède rien à RAFFARIN

Jean-Pierre RAFFARIN qui avait fait une déclaration tonitruante à l’encontre de la directive Bolkestein fondée sur les principes et réglementations du pays d’origine en matière de délocalisation, aurait par ailleurs été particulièrement incommodé par les récents propos d’une Commissaire européenne polonaise, Mme HUBNER, soutenant les principes de la directive Bolkestein. Monsieur RAFFARIN ayant rencontré le Président de la Commission Européenne le jeudi 10 février à Bruxelles et lui ayant fait part de ses préoccupations sur ce problème à quelques mois du référendum sur la Constitution, s’est vu confirmer par M BAROSO le soutien de la Commission Européenne à la directive Bolkestein et aux propos de Mme HUBNER, qui a déclaré : « Si une entreprise doit se déplacer, je préfère qu’elle le fasse dans un autre pays de l’Union plutôt que vers l’Inde et la Chine…Stopper (ces délocalisations) par des règles artificielles travaillerait contre la compétitivité des entreprises… » Ainsi M. BAROSO, Président de la Commission Européenne, rappelle-t-il à M RAFFARIN ses propres responsabilités en matière européenne. Dur dur ! pour M. RAFFARIN de faire croire au bon peuple français qu’il travaille à défendre l’Europe sociale. Par ailleurs, les milieux politiques sont plutôt embarrassés -because du référendum constitutionnel- mais priés de contenir leurs états d’âme.

On voit bien là qu’il y a un discours mensonger à l’intention des travailleurs et des populations, discours basé sur la nébuleuse de l’Europe sociale alors que dans les actes(directives européennes) et dans le Traité Constitutionnel il n’y a rien qui vienne étayer le moindre élément constitutif d’un projet social européen.

 

La délégation socialiste demande des explications

Le président de la délégation socialiste se contente de déclarer que la Commission européenne doit « expliquer sa doctrine en matière de délocalisations », (mais pas de condamnation) et que son groupe va veiller à faire passer ses inquiétudes auprès du Président de la Commission, Monsieur BAROSO. A mourir de rire ! Si ce n’était aussi grave.

Qu’il est loin le discours de Dominique STRAUS-KAN qui dénonçait, il y a quelques semaines seulement, la directive Bolkestein pour son ouverture à la concurrence par le dumping, où les entreprises auront intérêt à embaucher sous pavillon de complaisance.

La droite du PPE : déclaration polonaise trop extrémiste

A peu près même son de cloche du côté du Parti Populaire Européen (PPE), qui juge les déclarations de la Commissaire polonaise européenne « trop extrémiste », même si le PPE estime qu’il faut de la concurrence, mais dans le cadre réglementé de l’emploi.

Les Verts parlent de nécessaire harmonisation des Etats

Les Verts européens (P. JONKLEER) ne sont pas plus mordants contre les délocalisations : « Le principe (tendant à défendre la directive Bolkestein) pose problème tant qu’il n’y a pas d’harmonisation des règles entre les vingt cinq pays membres de l’Union… » Mais n’est- ce- pas précisément pour harmoniser les situations par le bas (anéantissement des acquis sociaux, des droits du travail, etc…)que les directives et la Constitution ont été créées ?

Le Président de la CES est contre les délocalisations capricieuses

Le Président de la CES ( Confédération Européenne des Syndicats), John MONKS, déclare qu'il va lui aussi demander des explications à Mme HUBNER, tout en ajoutant que « les délocalisations ne doivent pas être un caprice des entreprises…des mesures de sauvegarde étant nécessaires ».Autrement dit, la CES, mais ce n’est pas nouveau, n’est pas hostile aux délocalisations pourvu qu’on y mette les formes. Comment la CES pourrait-elle être contre les délocalisations, après avoir co-rédigé la Constitution Européenne ?

Plus que jamais : NON à la Constitution !

En conséquence, plus que jamais, il faut dénoncer les dangers de la Constitution Européenne et condamner sans détours les dirigeants politiques et syndicaux adeptes, ouverts ou camouflés (à l’image des leaders de la CGT) du Oui à la Constitution Européenne.

 

NON à la Constitution, c’est le vote massif que doivent infliger les travailleurs et les masses populaires lors du référendum !

Paris, le 13-02-05

 
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Dernière modification : 26 février 2005