« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

Accueil ] Remonter ] 48ème Congrés de la CGT ] 47ème Congrès de la CGT Mars 03 ] Non à la Guerre ] Retraites ] Santé Protection Sociale ] Social et luttes ] Collectifs Nationaux ] Europe ] Conférences Internationales ] Nos Fondements ] Amis de C. L. CGT ] Archives ]

Accueil
Remonter
Education Syndicale
Nos Coordonnées
Le Rassembleur : Notre revue
Sommaire
Téléchargement
Contactez nous !
Adhérer
Vers d'autres sites
Rechercher sur le site

 

Anglet le 14/02/2006

 

LE 14 FÉVRIER : LA GRANDE DIVERSION

La directive BOLKESTEIN est une incitation à la concurrence sauvage entre les États et les peuples. Ce texte organise le dumping social, une remise en cause de la culture, un abaissement des normes environnementales et de santé publique. La liberté d’exploiter les travailleurs en toute quiétude transforme les services publics en simple marchandise soumise au principe du pays d’origine.

Le 14 février 2006 à Strasbourg, le Parlement européen examinera en première lecture ce projet intitulé désormais «  directive sur les services dans le marché intérieur ».

 

Le Président de la République, on s’en souvient, avait annoncé que ce projet était enterré… Mais, les promesses de CHIRAC n’engagent que ceux qui y croient !

Plus surprenante pour certains, la dérobade de la C.G.T. dont le Bureau Confédéral publiait pourtant au lendemain du référendum la déclaration suivante :

« La C.G.T. exige l’ouverture rapide d’une grande négociation sociale, avant que ne soient arrêtés les principaux choix budgétaires et de politique économique pour 2006. Le Gouvernement français doit demander le retrait des projets de directives Temps de travail et Services dans le marché intérieur (ex-BOLKESTEIN). »

Véritable simulacre de révolte, le 14 février 2006, la CGT appelle avec toutes les organisations syndicales réformistes regroupées au sein de la C.E.S. à modifier le texte scélérat rejeté globalement par le peuple français le 29 mai 2005.

Une nouvelle fois, la direction confédérale de la CGT se coule dans le moule de la collaboration de classe en prétendant modérer les appétits insatiables des capitalistes européens.

 

Alors que la véritable défense des intérêts des salariés passe par le combat de classe avec pour objectif l’appropriation par les travailleurs des moyens de production et d’échange, la Direction Confédérale de la CGT prône le « dialogue social » et négocie la perte des acquis ouvriers.

En refusant d’organiser « le tous ensemble et en même temps » en vue d’aboutir à la grève générale, elle laisse le champ libre au gouvernement et au patronat pour organiser la destruction méthodique de nos conditions de vie et de travail, le renforcement de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Il est effrayant de constater l’étendue du désastre :

Remise en cause du système de protection sociale « Sécurité Sociale »

Allongement de la durée de cotisations donnant droit à la retraite

Privatisations de tous les secteurs d’activités du public

Refonte du Code du travail, avec à la clé la précarité accrue de toutes les couches sociales

Instauration en lien direct, du Contrat Nouvelle Embauche ( C N E ), aujourd’hui étendu à toutes les entreprises, contrats ( JUNIORS et SENIORS )

Instauration de réformes rétablissant le S T O ( Service de Travail Obligatoire)

Délocalisations d’entreprises offrant la surexploitation de la main-d’œuvre

Casse des statuts des fonctionnaires

Casse de l’Éducation nationale, les suppressions de postes, la surcharge du nombre d’élèves par classe

Remise en cause du statut de réfugié, discrimination raciale et sociale

Hausse du coût de la vie, et la diminution des salaires favorisant la paupérisation des couches populaires

 

Le capitalisme qui génère cette situation de régression sociale peut compter sur :

L’appui gigantesque du gouvernement et de l’État bourgeois

Le martelage idéologique des médias (presse, radios, télévision)

Et la collaboration de l’ensemble des centrales syndicales de la (C E S )

 

Quelle attitude doit adopter le prolétariat

Français, européen et international ?

Face à cette «  agression de classe  » :

Proposer de rassembler sur une base de recul social est illusoire et dangereux.

Cette voie là est dirigée contre les intérêts des salariés, elle fait le jeu du patronat et du capital.

 

Lors du prochain 48ème Congrès Confédéral de la CGT, la voix des travailleurs qui ne sont pas disposés à accepter cela doit se faire entendre.

Nombreux sont les membres de la CGT, qui ressentent le besoin de conserver et de développer le syndicalisme de classe. Il n’est pas de meilleure démonstration que le rappel du vote du C.C.N. qui, le 3 février 2005, s’est exprimé à 82% pour le rejet de la Constitution européenne pour le plus grand dépit de son Secrétaire général Bernard THIBAULT qui voyait ainsi balayée sa ligne collaborationniste.

 

C’est sur tous ces camarades que le syndicalisme révolutionnaire doit s’appuyer pour que grandisse l’existence du syndicalisme de lutte de classe. Son existence et son renforcement dépendront du poids que pèseront les syndiqués et les travailleurs.

 

Les dockers européens ont montré la voie à suivre !

 

 

Un seul mot d’ordre le 14 février 2006 à Strasbourg :

 

 

Retrait pur et simple de la directive BOLKESTEIN !

 
Accueil Dernière minute Education Syndicale Nos Coordonnées Le Rassembleur : Notre revue Sommaire Téléchargement Contactez nous ! Adhérer Vers d'autres sites Rechercher sur le site
Pour toute question ou remarque concernant ce site
  agnes.clcgt@wanadoo.fr
Dernière modification : 05 mars 2006